•  Vincent Labelle
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Caserne James-John-O'Farrell

Concepteur
Jacques Savard et Pierre Proulx
Chargé(e) de projet
Jacques Savard
Client
Ville de Gatineau
Échéancier de réalisation
Date de début
2013-04
Date de fin
2015-05
Usage
Institutionnel
Superficie des planchers brute
1 550 mètres carrés
Nombre d'étage(s)
2
Coût ($)
6 880 000

Le projet consiste en la conception et la réalisation de la caserne de pompiers no 6 – James-John-O’Farrell d’une superficie de 1 685 m2 répartie sur deux étages et située au 325, boulevard Saint-René Est, à Gatineau. De facture architecturale très contemporaine, elle reprend les couleurs et certains finis associés aux camions d'incendie. La caserne comprend quatre baies de garage pour deux véhicules chacune, un dépôt d’équipement et atelier, une cuisine complète, une salle à manger et une salle de repos, une salle de formation, trois bureaux administratifs, deux dortoirs pour hommes et un dortoir pour femmes avec blocs sanitaires ainsi qu'une salle pour les habits de combat. Conçu et réalisé en se conformant aux exigences de la certification LEED Argent, le projet a reçu sa certification en juin 2016.

Faits saillants

Une attention particulière a été apportée aux aménagements paysagers qui s’inscrivent dans la philosophie du développement durable par l’intégration de végétation économe en eau et de bassins de rétention des eaux de pluie. La construction d’un mur solaire bien mis en évidence ainsi que l’intégration de systèmes, dont la géothermie, permettant de réaliser une économie d’énergie soulignent la préoccupation de l’équipe de conception et de la Ville de Gatineau pour la nature et le développement durable.

Défi(s) relevé(s)

D’une part, un défi résidait dans l’exiguïté du terrain situé à l’intersection de deux artères très achalandées, surtout aux heures de pointe scolaires. D’autre part, compte tenu de la présence d’un corridor de lignes électriques sur 20 % du terrain, il nous a fallu moduler le bâtiment pour éviter de le placer sous les lignes électriques afin de respecter les normes et exigences d'Hydro-Québec.

CARACTÉRISTIQUES ÉCOLOGIQUES

Aménagement écologique du site

L'aménagement paysager ne nécessite pas d'eau.

Gestion efficace de l’eau

Un système de gestion des eaux de pluie est mis en place pour accumuler l'eau en cas d'averses abondantes.

Énergie et atmosphère

La caserne est chauffée et climatisée par le biais de deux thermopompes eau/eau reliées à une boucle géothermique composée de cinq puits verticaux d’une profondeur de 150 mètres chacun. Ils permettent le chauffage de la dalle de béton du garage, le chauffage périmétrique et la ventilation du bâtiment. Le chauffage d’appoint est assuré par trois chaudières au gaz naturel. De plus, l’air frais du système de ventilation est préchauffé grâce à un mur solaire situé sur la façade sud du bâtiment.

Matériaux et ressources

Une membrane blanche a été sélectionnée comme matériau de recouvrement de toiture permettant de réduire les îlots de chaleur sur le site. L'isolation thermique accrue permet d'atteindre les objectifs d'économie d'énergie. Un mur solaire fabriqué de revêtement métallique de couleur noire capte la chaleur du soleil et permet le préchauffage de l'air frais.

Qualité des environnements intérieurs

Tout a été mis en œuvre pour assurer un fonctionnement optimal, mais aussi le confort du personnel en place dans la caserne. Les matériaux de finition autant à l'intérieur qu'à l'extérieur sont faciles d'entretien et durables.

Innovation et processus de design

En utilisant l'orientation du bâtiment, nous avons prévu un vitrage important du garage sur la façade est pour une contribution maximale de l'ensoleillement pour le chauffage en début de journée, mais aucun vitrage sur la façade nord. L'utilisation de matériaux durables autant pour l'intérieur que pour l'extérieur, de la géothermie et d'un mur solaire au sud sont des éléments qui ont contribué au succès de ce projet LEED.

Embûche(s) et solution(s)

Le défi principal résidait dans l’exiguïté du terrain situé à l’intersection de deux artères très achalandées, surtout aux heures de pointe scolaires. À cet effet, à la suite d'une étude de circulation, nous avons modifié notre conception en inversant au cours du design la sortie des camions versus leur entrée pour ainsi éviter un conflit de circulation engendré par le passage des autobus scolaires sur le boulevard Labrosse qui, aux heures de pointe, aurait pu bloquer l'intersection. D’autre part, compte tenu de la présence d’un corridor de lignes électriques sur 20 % du terrain, il nous a fallu moduler le bâtiment pour éviter de le placer sous les lignes électriques.