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©Alexi Hobbs
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©Provencher Roy + Associés Architectes
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Centre sur la Biodiversité de l'Université de Montréal

 
Région administrative : 06 Montréal
4101, rue Sherbrooke Est
Montréal , QC , H1X 2B2
Canada
Catégorie : Institutionnel
Type de bâtiment : Incombustible
Type de construction: Construction neuve
Certification(s)
  • LEED obtenueNC Or

Équipe de projet

Architecture: Provencher Roy + Associés Architectes
Génie structural: SDK et Associés
Génie civil: Marchand Houle et associés
Génie électrique: Bouthillette Parizeau
Génie mécanique: Bouthillette Parizeau
Construction: Decarel
Consultation LEED: Provencher Roy + Associés Architectes
Architecture du paysage: Groupe Séguin Lacasse

Prix et distinctions

Trophées innovations et Développement durable Contech 2012 : Mention - Pratique Novatrices - Catégorie Bâtiment institutionnel, commercial, industriel.

ASHRAE Technological Aqard région II : Première place - catégorie Bâtiment public.

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Vertima
Concepteur: Eugenio Carelli
Chargé(e) de projet: Marie-Claude Lambert
Échéancier de réalisation: 2007-05
au 2010-08
Usage: Enseignement et recherche
Superficie des planchers brute: 5 100 mètres carrés
Nombre d'étage(s): 4
Coût: 14,3M $




Situé sur le site du Jardin botanique de la ville de Montréal et faisant partie de l'Espace pour la vie, le Centre de recherche sur la biodiversité est un projet conjoint de la Faculté des Arts et des Sciences de l’Université de Montréal et de l’Institut de Recherche en Biologie Végétale. Le projet se décline en 2 bâtiments d’une superficie totale de 5100 mètres carrés. Ceux-ci sont liés par un passage vitré et forment une cour centrale dont la végétation fait éloge à la biodiversité. Conservateur de l’herbier Marie-Victorin, des collections entomologiques Ouellet-Robert et de celles de l’Insectarium ainsi que des collections mycologiques, le Centre sur la Biodiversité offre un lieu exceptionnel de conservation et de mise en valeur des sujets.

Faits saillants

L'intégration du projet sur le site du Jardin botanique de Montréal s'est faite de manière exceptionnelle, tant par la forme du bâtiment que par sa disposition qui ont à la fois permis de conserver les éléments existants ayant une valeur écologique, soit les chênes rouge et les grandes haies de cèdre, et à la fois de créer une cour intérieure, un lieu d'une grande qualité. Le site a été régénéré grâce à un xéropaysage indigène (sol et toiture). On y utilise très peu de surface imperméable, la gestion de l'eau de pluie y est intégré : récupération, surfaces perméables et bassin d'infiltration. Quant à l'eau de pluie récupérée, elle est réutilisée pour le bassin de fraîcheur dans la cour intérieure et les chasses d'eau.

Défis relevés

Le projet qui consiste, entre autres, en des laboratoires et des aires de conservation devant maintenir un taux d'humidité et une température contrôlés, présente une efficacité énergétique enviable. En effet, obtenir une performance de plus de 45% supérieur au CMNÉB (37% selon les coûts) est un défi pour tout type de bâtiment. Cela a été accompli à l'aide d'une combinaison de technologies mécaniques et l’efficacité de l'enveloppe. Dans cette optique, le projet intègre un mur de préchauffage solaire de l'air neuf à même une partie de l'enveloppe du bâtiment faite de zinc microperforé. Malgré les laboratoires et les aires de conservation, le bâtiment est pourvu de fenêtres ouvrantes pour plusieurs pièces, la lumière naturelle y est abondante.

Caractéristiques écologiques

Aménagement écologique du site:

Le Centre sur la Biodiversité se situe sur un terrain préalablement développé qui a fait l’objet d’une décontamination permettant de restaurer les espaces extérieurs en totalité. Afin d’encourager l’utilisation des transports alternatifs, aucune nouvelle place de stationnement n’a été ajoutée. D’autre part, l’édifice est situé à moins de 630 m d’une station de métro et à moins de 400 m de plusieurs trajets d’autobus et d’une piste cyclable. Quatorze places de stationnement pour bicyclettes ont été ajoutées, ainsi qu’une douche. L’effet d’îlots de chaleur est amoindri par l’installation d’un toit vert et de surfaces imperméables aux couleurs pâles. Finalement, l’éclairage nocturne est conçu de manière à limiter la pollution lumineuse.

Gestion efficace de l’eau:

En plus d’être indigènes, les plantes sélectionnées pour le projet sont résistantes à la sécheresse et ne nécessitent pas d’arrosage ou de système d’irrigation. Le bassin d’eau dans le jardin central, alimenté par de l’eau de pluie, permet un rafraîchissement naturel de l’air lors des journées chaudes. De plus, une grande partie de l’eau de pluie en toiture est récupérée pour la chasse des toilettes et des urinoirs, lesquels ont un débit réduit. En combinant ces deux approches, la réduction de la consommation d’eau potable dans le bâtiment se chiffre à environ 60 % annuellement. L’eau de pluie non récupérée percole à même le site réduisant les charges sur le réseau municipal et permettant une infiltration naturelle vers la nappe phréatique.

Énergie et atmosphère:

Malgré les contraintes relatives aux laboratoires et à l’aire de conservation, le Centre de biodiversité optimise sa consommation d’énergie par des procédés ingénieux au niveau des infrastructures mécaniques réduisant les coûts de l’énergie de 37 %. Ces économies d’énergie résultent de l’installation d’un mur solaire passif, de la récupération de chaleur sur l’air évacué, de variateurs de vitesse sur les équipements de CVC, de l’optimisation des performances des équipements, de la géothermie et d’une densité d’appareils d’éclairage efficace. Les équipements de CVC emploient des réfrigérants ayant un potentiel d’appauvrissement de la couche d’ozone réduit (absence de CFC et HCFC) et le système de sécurité incendie ne contient pas d’halon.

Matériaux et ressources:

Pour la construction du Centre sur la Biodiversité, 25 % de matériaux extraits et fabriqués localement ont été utilisés, notamment la pierre de Champlain, la poussière de pierre, l’ardoise, les éléments de béton, le gypse, le bois d’ébénisterie et le bois torréfié. La majorité du bois utilisé est certifié FSC. De plus, plusieurs matériaux tels que l’acier, le gypse, le verre, les isolants, les carreaux acoustiques et les revêtements de sol souples ont un contenu recyclé, pour un total de plus de 16 %. Finalement, une étude de l’assemblage de l’enveloppe en relation avec la durée de vie des matériaux a été réalisée pour améliorer la durée de vie de l’ensemble du bâtiment.

Qualité des environnements intérieurs:

Pour diminuer la quantité de polluants dans le bâtiment, les colles, les peintures, les apprêts, les enduits, les scellants, les revêtements de sol, les matériaux composites et le mobilier choisis ont des taux d’émission de (COV) en dessous de la limite prescrite. De plus, afin de réduire les effets négatifs sur la qualité de l’air et de l’eau, l’entretien ménager est fait avec des produits écologiques. L’apport d’air neuf dans le bâtiment est supérieur aux recommandations et des sondes de CO2 ont été installées. Finalement, les usagers ont accès à des fenêtres ouvrantes et sont en mesure de contrôler l’éclairage, la température et la ventilation de leur espace de travail en plus d’avoir une vue sur l’extérieur pour 90 % des locaux.

Innovation et processus de design:

Le Centre sur la Biodiversité de l’Université de Montréal, de pair avec l’équipe LEED et le professionnel accrédité, ont mis en place un plan d’éducation du public de manière à informer les usagers et autres visiteurs des différents systèmes permettant la réduction de l’énergie nécessaire à l’opération du bâtiment. Toutes les stratégies mises en place ont notamment aidé à atteindre une performance exemplaire en matière de réduction de la consommation d’eau. De plus, tous les postes de travail ont été sélectionnés pour correspondre à la norme GreenGuard.

Embûche(s) et solution(s):

Le client principal pour ce projet était l’Université de Montréal, toutefois, le Jardin Botanique était aussi partie prenante, puisqu’il est le propriétaire ultime du terrain faisant l’objet d’un bail emphytéotique de 30 ans. Il a donc été nécessaire de concilier les visions de ces deux entités, l’Université ayant des exigences fonctionnelles très précises, le Jardin ayant une image à maintenir. Le bâtiment étant une extension du pavillon et des serres d’origines et étant situé à l’entrée du Parc, il devient un emblème de l’Espace pour la vie. L’expertise du Jardin Botanique et de l’IRBV ont d’ailleurs été utilisées à bon escient pour la conservation de la végétation existante et la restauration du paysage indigène.