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©Marc Cramer
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Maison du développement durable

 
Région administrative : 06 Montréal
50 rue Sainte-Catherine Ouest
Montréal , QC , H2X 3V4
Canada
Catégorie : Institutionnel
Type de bâtiment : Incombustible
Type de construction: Construction neuve
Certification(s)
  • LEED obtenueNC Platine

Équipe de projet

Gestion de projet: Sylvain Grand'Maison, ing., Services CGP inc.
Architecture: Menkès Shooner Dagenais LeTourneux Architectes
Génie structural: Pasquin St-Jean et Associés
Génie civil: Pasquin St-Jean et Associés
Génie électrique: Bouthillette Parizeau et Associés
Génie mécanique: Bouthillette Parizeau et Associés
Construction: Pomerleau
Consultation LEED: Eco Architecture
Architecture du paysage: Claude Cormier + Associés

Prix et distinctions

Prix d'excellence 2012 de l'Institut du développement immobilier

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Vertima
Concepteur: Jean-Pierre LeTourneux
Chargé(e) de projet: Anik Shooner et Joanne Parent
Échéancier de réalisation: 2010-04
au 2011-10
Usage: Bureaux
Superficie des planchers brute: 6495 m2
Nombre d'étage(s): 5
Coût: 16,5 M $




La Maison du développement durable, bâtiment écologique démonstratif,  résulte d’efforts concertés d’organisations à but non lucratif œuvrant à l’amélioration de la condition humaine sur le plan environnemental, social et économique.
Le projet s’est développé sur un terrain en milieu urbain, contaminé. Les contraintes inhérentes à une construction au centre-ville se sont ajoutées aux défis d’une construction LEED® PLATINE. L’implantation du bâtiment sur un site étroit a amené l’équipe d’architectes à rechercher la solution optimale prenant en compte l’empreinte du bâtiment, le nombre de mètres carrés de superficie locative et la réglementation sur le site. L’édifice et son parc sont implantés au cœur du Quartier des spectacles : un milieu effervescent empreint d’une riche tradition architecturale. La Maison du développement durable dessine l’avenir d’un bâti responsable.

Faits saillants

Diverses performances techniques et durables garantissent un environnement de haute qualité:

  • La géothermie réduit l'impact environnemental
  • L'enveloppe ultra performante permet un contrôle du bruit et de la dépense de l'énergie
  • Les matériaux sont durables, locaux, pérennes ou contenant un pourcentage de matière recyclée
  • La lumière naturelle et les vues sur l'extérieur optimisent le confort des usagers
  • La récupération des eaux pluviales diminue la consommation d'eau
  • Le mur végétal est un véritable poumon purifiant l'air interne, il procure une qualité de l'air exceptionnelle
  • La toiture verte atténue les îlots de chaleur
  • L'usager a un contrôle actif sur chaque partie de cet édifice (température, ventilation, éclairage)

Défis relevés

La localisation du projet au centre-ville, plutôt qu’en périphérie, a permis de réhabiliter un site, de construire en densifiant la ville et de favoriser les transports alternatifs. Le projet jouit d’un rayonnement inégalé : il concrétise l’ambition d’une architecture démonstrative et positive qui, tout en mettant l’accent sur le confort et la qualité de vie des usagers, protège l’environnement. Fruit d’un processus de conception intégrée très poussée et de l’utilisation de nouveaux outils, l’expression architecturale intérieure condense donc à la fois un cadre stimulant pour l’usager, jouissant de vues, baigné de lumière naturelle et offrant confort et contrôle, tout en préservant la qualité environnementale.

Caractéristiques écologiques

Aménagement écologique du site:

Le parc de la Maison du développement durable est un nouvel espace vert offert au public dans un milieu hyper urbain. Lieu d’échanges et de détente, il est entièrement composé de plantes et d’arbres indigènes ou adaptatifs ne nécessitant aucun fertilisant. Ce type de végétaux est également présent sur la toiture végétalisée ainsi que sur le mur végétal de l’atrium du bâtiment. Cette flore atténue les îlots de chaleur, filtre et humidifie l’air dans le bâtiment. De la toiture principale végétalisée du bâtiment, on récupère les eaux pluviales qui alimentent, après filtration, le réseau des sanitaires. Le parc a été aménagé de manière à permettre la percolation des eaux de pluies.

Gestion efficace de l’eau:

La consommation en eau potable pour la Maison du développement durable est de 57,44% inférieure (176,2 litres/m2/année) à celle d’un bâtiment conventionnel comparable. Les rejets en eaux usées sont de 58% inférieurs aux rejets habituels. Pour maximiser la conservation et la gestion des réserves d’eau, des mesures stratégiques ont été mises en place telles que :

  • une récupération des eaux pluviales diminuant la consommation d’eau potable. L’eau est récupérée dans un bassin d’eau grise, filtrée, puis utilisée dans les toilettes communes des étages;
  • des urinoirs qui n’utilisent pas d’eau;
  • des douches à faible débit;
  • des lavabos et des toilettes équipés de systèmes réduisant la consommation d’eau, double flush et détecteur infrarouge;
Énergie et atmosphère:

La consommation d’énergie électrique annuelle prévue pour le bâtiment est de 4 415 315  MJ/m2. La Maison du développement durable est de 69% plus efficace énergétiquement que la norme fixée par le Code modèle national de l’énergie pour les bâtiments sans les charges réglementées. Ainsi, le pourcentage de la réduction du coût de l’énergie atteint 64,3%. L’installation de vingt-huit puits géothermiques sous l’édifice réduit l’émission de gaz à effet de serre, apporte des économies substantielles, réduit l’impact environnemental des énergies non-renouvelables et assure un confort thermique supérieur.

Matériaux et ressources:

Le pourcentage de matériaux recyclés utilisés dans la construction du bâtiment est de 18,53%, 35,54% des matériaux sont d’origine locale, et le pourcentage de rebuts recyclés pendant la construction est de 90,03 %. La règle pour la construction du bâtiment a été une utilisation minimale de matériaux. Pour minimiser l’impact des polluants sur la santé des occupants, les peintures, adhésifs, scellants, bois agglomérés et tapis utilisés sont faibles ou nuls en composés organiques volatils et ne contiennent pas d’urée-formaldéhyde. L’équipe a doté le projet de plus de 50% de matériaux et de produits à base de bois certifiés selon les principes et critères du Forest Stewardship Council.

Qualité des environnements intérieurs:

L’intervention propose une nouvelle façon de construire le paysage urbain. La nature emplit l’édifice en établissant une symbiose entre l’extérieur et l‘intérieur. En pénétrant l’immeuble, le citoyen se dirige vers l’atrium. Dans cet espace de rencontres, le projet accueille la nature : un mur végétal agrémente l’atrium et augmente la qualité de l’air. Tous les niveaux se greffent à l’atrium. Au niveau rez-de-chaussée se retrouvent les espaces d’interprétation et d’information, restaurant et forum, l’ensemble des lieux favorisant l’échange et la discussion. À l’étage se situent le centre de la petite enfance et les salles de conférences ouvertes sur la rue, diffusant dans l’espace public leur contenu à la façon de porte-voix.

Autres:

La réalisation de la Maison du développement durable concrétise l’ambition d’une architecture démonstrative et positive qui, tout en mettant l’accent sur le confort et la qualité de vie des usagers, protège l’environnement dans une perspective d’avenir amélioré. Le citoyen peut faire appel à un savoir nouvellement acquis et des ressources qui l’aideront à élaborer des pistes de solutions et des gestes qui auront un impact indéniable sur son environnement. La Maison du développement durable est le lieu de ces réflexions. Qu’il soit question de changements climatiques, d’agriculture ou d’alimentation, l’énergie de ces débats ne peut être contenue, elle brise l’enveloppe protectrice et rejaillit sur la ville.