Formation bâtiment… en mode pratique
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©Stéphane Groleau
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Pavillon des arts visuels et du design - Cégep de Sainte-Foy

 
Région administrative : 03 Capitale-Nationale
2410, chemin Sainte-Foy
Québec , QC , G1V 1T3
Canada
Catégorie : Institutionnel
Type de bâtiment : Incombustible
Type de construction: Construction neuve
Certification(s)

Équipe de projet

Architecture: Groupe A
Génie structural: Genivar
Génie civil: Genivar
Génie électrique: Genivar
Génie mécanique: SNC-Lavalin
Construction: EBC inc.
Design d’intérieur: Groupe A
Architecture du paysage: Groupe A

Prix et distinctions

Lauréat dans la catégorie Prix du public au concours des Mérites d'architecture 2012 de la Ville de Québec
Lauréat exæquo dans la catégorie Édifices publics et institutionnels au concours des Mérites d'architecture 2012 de la Ville de Québec.

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Art Massif - Structure de bois
Concepteur: Patrice Beauchemin et Élisa Bell-Nadeau
Chargé(e) de projet: Patrice Beauchemin
Échéancier de réalisation: 2010-06
au 2012-05
Usage: Institutionnel scolaire (ateliers, classes et bureaux)
Superficie des planchers brute: 4 650 m2
Nombre d'étage(s): 4
Coût: 12 M $




Le projet du nouveau pavillon des arts visuels et du design est le fruit d’une démarche initiée par le Cégep il y a quelques années déjà, lorsque les composantes du bâtiment existant se sont révélées, expertises à l’appui, complètement désuètes. La décision a été prise en 2010 de démolir ledit bâtiment au profit d’une nouvelle aile (R) répondant aux normes actuelles de salubrité et de confort des usagers et adaptée aux besoins pédagogiques contemporains des étudiants et enseignants.
Sur quatre niveaux, et d’une superficie de ±4 600m2, le pavillon renferme les départements des arts plastiques, du design industriel, du design de présentation, du graphisme, de la photographie, de l’histoire de l’art et du cinéma. Lieu dédié à la créativité, à l’imagination et à la recherche plastique, lieu aussi d’enseignement et de travail concret, le nouveau pavillon des arts du Cégep de Sainte-Foy devait balancer entre poésie et fonctionnalité.

Faits saillants

L’élément le plus important, ou du moins le plus visuel, est sans aucun doute la toiture verte. Une proportion de 55% de la toiture est recouverte de graminées. Un terreau de 200 mm a été nécessaire pour l’espèce choisie qui n’exige alors aucun arrosage. En plus de contribuer à  réduire le phénomène d’îlot de chaleur, la toiture verte contribue également à la rétention d’eau. De plus, puisque le site du projet était utilisé à la base comme stationnement et constituait donc une surface imperméable, l’ajout de cette toiture combiné au traitement du sol entourant le bâtiment ont permis de remplacer 1 800 m2 d’asphalte par des surfaces perméables à albédo élevé (±2,5 -3,0) et sans nécessité d’irrigation (gazon, graminées ou galets).

Défis relevés

L’échéancier a probablement constitué le défi le plus important; il devait prendre en considération les contraintes du milieu collégial et celles de la construction d’une structure de béton en un court laps de temps, à l’approche de l’hiver.
La toiture verte, la première importante que notre firme ait réalisée, a également nécessité un travail plus soutenu. Un défi, somme toute, des plus intéressants.

Caractéristiques écologiques

Aménagement écologique du site:

Le site du projet était utilisé à la base comme stationnement et constituait donc une surface imperméable. L’ajout de la toiture verte, combiné au traitement du sol entourant le bâtiment, ont permis de remplacer 1 800 m2 d’asphalte par des surfaces perméables qui réduisent le débit et la quantité d’eau de ruissellement rejetée au réseau. Ces surfaces sont à albédo élevé (±2,5 -3,0)  et sans nécessité d’irrigation (gazon, graminées ou galets). Il faut également noter que les 88 cases de stationnement n’ont pas été relocalisées.
Afin de réduire la transmission de lumière vers le ciel, tous les luminaires extérieurs sont dotés d’un faisceau lumineux vers  le bas.

Gestion efficace de l’eau:

Le cégep de Sainte-Foy n’intègre pas l’arrosage/irrigation des plantations dans son plan d’entretien des terrains. Aucune consommation d’eau potable (ou souillée) n’est donc prévue à cette fin. Par conséquent, les plantations prévues au sol comme en toiture se limitent à des espèces ne nécessitant pas d’irrigation.
À l’intérieur du bâtiment, les appareils de plomberie sont à faible débit, soit respectivement 4,84 l/s,  0,5 l/s et 5,7 l/s pour les toilettes, les urinoirs (chasse automatique) et les lavabos (robinet avec mitigeur).

Énergie et atmosphère:

Des mesures énergétiques relatives aux systèmes mécaniques sont en place. Entres autres, la ventilation est régulée par sonde de CO2 et l’éclairage est sur détection de présence. Les équipements de CVCA et de réfrigération ne contiennent pas de HCFC et les installations en protection incendie ne comportent pas de halons. En architecture, les facteurs d’isolation des murs et de la toiture sont supérieurs aux standards.  De plus, la fenestration est très limitée et comprend un vitrage double lowE. Cette enveloppe performante permet une réduction en chauffage et en climatisation.
Le bâtiment a été simulé à l’aide du logiciel EE4 et validé par RNCan pour certifier une réduction de consommation énergétique minimale de 25% par rapport au CMNÉB.

Matériaux et ressources:

Une attention particulière a été portée sur le choix de matériaux et ressources en fonction de leur contenu recyclé et de leur provenance. En structure, des cendres sont utilisées dans le béton en remplacement d’une quantité de ciment. Ceci se traduit par un pourcentage de matière recyclée de 30%. L’acier d’armature et l’acier de charpente sont recyclés à des taux minimum de 60% et 80%. Le béton, comme l’acier, sont de fabrication régionale. En architecture, le gypse et les tuiles acoustiques, principales composantes de la finition intérieure, contiennent des matières recyclées. Le gypse est fabriqué à l’intérieur d’un rayon de 800 km, tout comme les portes en bois, les toiles solaires, le granite et les roches décoratives.

Qualité des environnements intérieurs:

Les matériaux de revêtement ainsi que les produits de pose et d’entretien sont parmi les principales causes d’émanations nocives. Dans le cas présent, les besoins et les produits standards du client concordaient avec des choix sensés en termes de qualité de l’air. Le type de tuiles de vinyle exigé par le client est certifié FloorScore™, garantissant qu’ils respectent les normes de faibles émissions. De plus, les planchers des ateliers (2 étages sur 4) sont couverts d’un enduit époxydique, choisi pour sa résistance aux chocs.  Cet enduit, qualifié de «sans entretien», ne requiert ni polissage, ni cirage pouvant contaminer l’air. Enfin, depuis quelques années, la peinture utilisée au cégep est la Ecosource de SICO, une peinture sans COV.

Innovation et processus de design:

Un professionnel accrédité LEED était présent dans chacune des spécialités : architecture, civil, structure et mécanique.

Embûche(s) et solution(s):

La réalisation n’a pas subi d’embûches majeures, même si quelques détails ou produits ont requis une plus grande coordination, voire des modifications. En effet, l’aménagement du terrain a été légèrement modifié. Les fossés sur les façades nord et ouest étaient initialement recouverts de sable blanc et les pentes de pervenche, une espèce à entretien limité. Le sable a finalement été remplacé par du galet, d’une part parce qu’il exige moins de « nettoyage » (les débris y sont moins visibles) et d’autre part, pour éviter que le vent disperse le sable sur le terrain environnant. La pervenche a été convertie, quant à elle, en gazon, car les pentes ont été jugées trop abruptes. Ceci ajoutait malheureusement un travail de tonte au propriétaire.